Article du nord littoral Avril 2018

La presse lors de notre entretien à fait un travail remarquable en publiant un article.

Je vous partage se jour l’article du Nord Littoral paru en avril 2018

Les faits

Famille Grégory et Julie, couple avec six enfants, vivent à Guînes. Les enfants sont nés entre 2007 et 2017.

Signalements Depuis plusieurs années, ils font l’objet de signalements à la justice, certains directement portés par la propre sœur de Grégory.

Retrait Mardi, une décision de justice pour placer les six enfants sous l’aile protectrice de l’aide sociale à l’enfance a été appliquée.

Forces de l’ordre Les services sociaux se sont rendus sous la protection de gendarmes au domicile du couple et dans trois écoles situées à Guînes.

C’est une image saisissante : des gendarmes dans une école, en protection des représentants des services sociaux venus récupérer de jeunes écoliers. Ce déploiement s’est fait dans trois écoles de Guînes, mardi après-midi. Toute une fratrie, six enfants nés entre 2007 et 2017, a été retirée aux parents, un couple installé à Guînes.

« Depuis le retrait de nos enfants, mardi, on ne sait pas où ils sont »

La mesure est une décision de justice, le juge des enfants s’appuie sur des éléments décrits comme graves : un père pouvant s’emporter trop facilement, des retards de croissance chez tous les enfants face auxquels les parents n’auraient pas réagi assez vite, des problèmes de santé, un strabisme par exemple, devant lequel « les parents auraient tardé à mettre en place un suivi adapté ».

D’où le retrait encadré par les forces de l’ordre, d’abord au domicile familial, mardi après-midi. Le père, Grégory, 38 ans, et sa compagne Julie, 30 ans, se disent abasourdis et démentent tout mauvais traitement. Ils affirment avoir toujours « tout fait » pour les enfants et parlent de harcèlement en évoquant un directeur d’école.

Une audience prévue le 19 avril

« On n’a pas eu le temps de réagir, les gendarmes [une vingtaine selon le couple, moins selon d’autres sources] sont entrés en trombe, il y avait deux chiens, on n’a rien pu faire. » Seule la dernière, 4 mois, est dans la maison avec les parents, les autres sont en cours, aux écoles du Centre, Curie-Duquenoy et Jean-Bosco. Les forces de l’ordre s’y rendront successivement. « Et nous, on ne nous dit rien ; poursuit Grégory, tandis que sa compagne n’arrive pas à sortir de son mutisme. On ne verra pas l’OPP [une ordonnance de placement provisoire] alors que la loi impose que l’on nous montre ce papier. » A la gendarmerie, on dément tout manquement à la procédure.

Militaire aujourd’hui réserviste reconverti dans la mécanique, l’homme avoue avoir pris du temps à potasser le droit. Il cite quelques articles pour dénoncer tour à tour une collusion entre la justice et les services sociaux, une procédure bâtie « sur rien du tout », sur « des mensonges » ou « des incohérences flagrantes » pour tenter de prouver que le couple n’a rien à se reprocher. Le père affirme avoir entamé une procédure pour dénoncer la partialité du juge, ajoute qu’il est en conflit avec les services sociaux, et qu’avec la municipalité de Guînes « les choses ne se passent pas très bien ».

« Quant au directeur d’école, il dit que l’un de nos enfants a un comportement difficile, mais c’est un enfant atteint de troubles autistiques. Et bizarrement, on le change d’école et il n’y a aucun problème dans sa nouvelle école. »

Vingt-quatre heures après l’intervention, le couple ne savait pas ce qu’étaient devenus les enfants, où ils se trouvaient. Mais il avait finalement connaissance de la fameuse OPP jeudi. Y sont évoqués les problèmes qui ont conduit à cette mesure de retrait avec placement des enfants « dans un lieu anonyme », autrement dit un endroit que les parents ne peuvent localiser. Une audience devant le juge des enfants aura lieu le 19 avril. Avec le même enjeu que l’action menée mardi : assurer la protection de six jeunes enfants

mars 6, 2019